Le Parti socialiste demande que cesse l’hypocrisie

13 mars 2009 par Rédacteur

Communiqué de Laurence ROSSIGNOL,
Secrétaire nationale à l’Environnement et vice-présidente de la région Picardie
Alain VIDALIES, Secrétaire national a l’Emploi et au travail
Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux NTIC
Benoît HAMON, Porte-parole
et de Gilles PARGNEAUX, tête de liste PS pour les élections européennes dans le Nord

La direction du groupe Continental vient d’annoncer officiellement la fermeture du site de Compiègne-Clairoix (Oise). Cette décision est une catastrophe économique et sociale. Hier encore, le Secrétaire d’Etat à l’Industrie déclarait que le gouvernement serait vigilant, le lendemain le couperet est tombé sur les 1100 salariés du site.

Dans ce conflit, les salariés et leurs représentants syndicaux sont exemplaires  par leur modération et leur sens des responsabilités :  ils ont été contraints d’augmenter leur temps de travail sans augmentation de salaires et la mise au chômage partiel.

Le Parti socialiste dénonce fortement les logiques financières qui ont conduit à cette décision du groupe Continental, alors que le groupe annonce des résultats favorables dans la division pneumatique. Le Parti socialiste constate une fois de plus que le plan de relance du gouvernement n’est pas à la hauteur. Le gouvernement ne peut se contenter de déplorer la situation alors que son inaction et l’absence de plan de relance à destination des équipementiers en sont directement  responsables.

Le Parti socialiste demande que cesse l’hypocrisie, que le plan de sauvegarde de l’automobile soit étendu aux équipementiers. Il faut que des solutions rapides soient trouvées pour le maintien du site de Clairoix.

3 mars 2009 par Rédacteur

Communiqué de Benoît HAMON, Porte-parole
Alain VIDALIES, Secrétaire national au Travail et à l’Emploi,
Guillaume BACHELAY, Secrétaire National à l’Industrie,
Et Gérard SEGURA, Maire d’Aulnay-sous-Bois

Près de 400 salariés de l’usine Magnetto Automotive d’Aulnay-sous-Bois, sous-traitante automobile de PSA, mènent une de grève pacifique depuis jeudi pour la défense de leur emploi et de leur pouvoir d’achat. Le mouvement social engagé n’est que la conséquence du comportement de la direction de l’entreprise.

En effet, alors que courant février, en pleine négociation sur les salaires, la direction de Magnetto a imposé aux salariés une forte modération salariale, une polyvalence sur les postes, une accélération des cadences, et une mise au chômage partiel, les salariés ont constaté, dès le premier jour de chômage partiel, la présence de salariés intérimaires sur toute la chaîne de production. En réaction, les salariés se sont mis en grève jeudi dernier. Or les grévistes ont pu constater qu’avant même le mouvement se déclare, des huissiers de justice étaient déjà présents sur le site et chargés, à la demande de la direction, de relever les noms des grévistes. Dès vendredi, les grévistes étaient assignés devant le Président du TGI de Bobigny pour être expulsés. Lundi matin devant le juge, la direction de l’entreprise a été contrainte de reconnaître à plusieurs reprises que la grève était parfaitement pacifique et ne donnait lieu à aucun débordement, se montrant incapable de justifier l’expulsion. Le Président du TGI ne jugeait même pas urgent de se prononcer, renvoyant la date du délibéré à vendredi.

Dans ces conditions, il est absolument injustifiable que la direction vienne aujourd’hui annoncer aux salariés sa décision de sortir de l’entreprise des éléments de l’appareil de production, en l’occurrence des machines nécessaires au fonctionnement des chaînes. Cette nouvelle menace est légitimement vécue comme une provocation par les salariés de Magnetto.

Le Parti socialiste demande donc instamment à la direction de l’entreprise de ne pas mettre à exécution cette menace de déménagement des machines.

Il appelle ses représentants de l’entreprise et les représentants des grévistes à se mettre autour de la table pour parvenir dans les plus brefs délais à une solution négociée pour sortir du conflit.

Une délégation du Parti socialiste, composée de Benoit HAMON, Claude BARTOLONE, Président du Conseil général et Gérard SEGURA, se rendra sur place en fin d’après-midi ce mardi 3 mars 2009, boulevard de l’Industrie à Aulnay-sous-Bois

Nicolas SARKOZY et la crise de l’automobile : rien de nouveau, hélas

26 février 2009 par Rédacteur

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies

Lors de son déplacement dans l’Ain, alors que le chômage explose et que la filière automobile est en pleine tourmente, le président de la République n’a annoncé aucune mesure nouvelle pour soutenir l’activité du secteur. L’exercice désormais rituel d’autosatisfaction du chef de l’Etat ne suffit plus à masquer la réalité : les ventes des marques françaises ont chuté de 17 % en janvier (11 % pour PSA, 21 % pour Renault), alors que celles des marques étrangères ont augmenté de 0,3 %. A Sandouville, les salariés sont au chômage partiel depuis plus de trois mois ; en mars et en avril, ils ne travailleront qu’une semaine sur deux.

Alors que les cadeaux du gouvernement sont précis et juteux pour les gros constructeurs et équipementiers cotés, les engagements sont faibles et flous pour les PME de la sous-traitance et l’ensemble des salariés de la filière.

Le président de la République ne peut plus se contenter de vanter les mérites de son plan, visiblement inefficace, et ne rien proposer de nouveau. L’ampleur de la crise demande des mesures urgentes et à la hauteur. C’est pourquoi le Parti socialiste a formulé, depuis de nombreuses semaines, des propositions concrètes que le gouvernement s’obstine à ignorer :

pour les salariés : l’indemnisation du chômage partiel doit passer effectivement à 80 % du salaire et être rendue accessible aux salariés à temps partiel ; les périodes de non activité doivent être mises à profit pour favoriser la formation individuelle, qualifiante et rémunérée ; l’amélioration des conditions de travail, la réduction de la pénibilité et la limitation du recours aux contrats précaires doivent être imposées en contrepartie du soutien de l’Etat.

pour les PME : les constructeurs qui bénéficient de l’aide publique doivent s’engager à réduire leurs délais de paiement et à stabiliser en les pérennisant leurs volumes de commandes. Ils doivent aussi s’engager sur l’activité de leurs fournisseurs exclusifs.

pour les consommateurs : la transparence doit enfin devenir la règle. Pour tout véhicule, la performance environnementale, la localisation de la production et l’origine des aides publiques doivent être clairement indiquées sur les fiches de vente.

pour l’innovation et la croissance verte : en contrepartie de l’aide de l’Etat et afin de rattraper leur retard coupable en la matière, les constructeurs doivent s’engager à maintenir leur effort d’investissement et à le réorienter massivement vers la fabrication des voitures propres, conçues et produites sur des sites industriels français ou européens.

pour une répartition plus juste de la richesse : plutôt que de se contenter de vagues promesses verbales, l’Etat doit limiter par la loi les bonus des dirigeants et les dividendes des actionnaires.

Avec le sens aigu des responsabilités qui le caractérise, Nicolas SARKOZY rejette la faute sur les institutions européennes et dit « regretter beaucoup » qu’il n’y ait pas de plan européen de soutien à l’automobile. Il oublie de rappeler qu’il était, il y a encore deux mois, le président de l’Union européenne et qu’il avait, à ce titre, toute latitude pour agir concrètement. Le Parti socialiste demande la mise en place d’un véritable plan européen de soutien à la filière, en mobilisant tous les leviers. Il rappelle qu’il existe en particulier un fonds européen d’aide aux salariés, doté de 500 millions d’euros par an, qui ne demande qu’à être mobilisé. Il y a urgence.

Automobile : tout pour les constructeurs, rien ou presque pour les autres acteurs

9 février 2009 par Rédacteur

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à la politique industrielle, aux entreprises et aux nouvelles technologies

L’automobile subit de plein fouet la crise : des sous-traitants licencient ou ferment ; des salariés sont mis au chômage partiel, incités au départ ou licenciés ; les collectivités territoriales doivent répondre à l’impact social et financier de la tourmente qui frappe le secteur.

Depuis plusieurs mois, syndicats, chefs d’entreprise, élus locaux tirent la sonnette d’alarme. Un temps précieux a été gaspillé par le gouvernement qui privilégie les seules exigences de Renault et de PSA, mais oublie les autres acteurs de la filière : il est particulièrement choquant que l’augmentation du fond d’aide aux sous-traitants représente moins de 5 % de l’enveloppe totale.

Parce qu’elles reposent sur une analyse partiale de la crise, les annonces du président de la République auront hélas des résultats partiels.

Comme pour les banques, des milliards d’euros sont prêtés à de grands groupes sans réelles contreparties – et même avec des avantages supplémentaires comme la suppression de la taxe professionnelle décidée sans concertation avec les collectivités.

Ce soutien aux constructeurs, nécessaire pour faire face au manque de liquidités et pour enfin préparer l’avenir, fait en réalité une double impasse : il ne répond en rien à l’urgence qui frappe la filière dans son ensemble (constructeurs, mais aussi équipementiers, fournisseurs, distributeurs et leurs salariés) ; il n’engage pas la réorientation de l’industrie automobile vers le développement durable.

Nous demandons une véritable stratégie pour l’automobile. Le gouvernement persiste à ignorer les propositions que le Parti socialiste a présentées le 26 janvier dernier, dont certaines sont pourtant urgentes :

-    pour les salariés : l’indemnisation du chômage partiel doit être augmentée de 50 % à 80 % du salaire et rendue accessible aux salariés à temps partiel ; les périodes de non activité doivent être mises à profit pour favoriser la formation individuelle, qualifiante et rémunérée ; l’amélioration des conditions de travail, la réduction de la pénibilité et la limitation du recours aux contrats précaires doivent être imposées en contrepartie du soutien de l’Etat.

-    pour les PME : les constructeurs qui bénéficient de l’aide publique doivent s’engager à réduire leurs délais de paiement et à stabiliser en les pérennisant leurs volumes de commandes. Ils doivent aussi s’engager sur l’activité de leurs fournisseurs exclusifs.

-    pour les consommateurs : la transparence doit enfin devenir la règle. Chaque consommateur doit pouvoir être informé, pour tout véhicule en vente, de la performance environnementale, de la localisation de la production et de l’origine, s’il y en a, des aides publiques.

-    pour l’innovation et le développement durable : en contrepartie de l’aide de l’Etat, les grands groupes doivent s’engager à maintenir leur effort de recherche et à le réorienter massivement vers la fabrication des voitures propres, conçues et produites sur des sites industriels français ou européens.

-    pour une répartition plus juste de la richesse : plutôt que de se contenter de promesses verbales, l’Etat doit limiter par la loi les bonus des dirigeants et les dividendes des actionnaires.

Une fois de plus, le gouvernement SARKOZY-FILLON distribue les deniers publics aux grands groupes sans donner la priorité aux PME et aux salariés. Les aides publiques aux constructeurs sont massives, les contreparties qui leur sont fixées sont évasives. Ces milliards auront un coût pour le contribuable : le Parti socialiste demande que cet argent soit distribué de manière efficace et utile, d’abord à ceux qui en ont le plus besoin.

Automobile : la France bras ballants

20 janvier 2009 par Rédacteur

Le Monde – Point de vue : Guillaume Bachelay, Secrétaire National du PS à la politique industrielle, aux entreprises et aux nouvelles technologies

Et si l’automobile disparaissait en 2009 ? Bien sûr, on produira et on vendra des voitures pendant encore longtemps. Mais si l’on n’agit pas vite et fort, l’année qui s’ouvre pourrait marquer le début de la fin de ce secteur pour les économies occidentales.

En Europe, les ventes de voitures neuves s’effondrent. En France, les usines s’arrêtent, les carnets de commandes se vident, les stocks enflent, les fournisseurs et sous-traitants sont exsangues. La « prime à la casse » gouvernementale, effet d’aubaine éphémère, profite aux petits modèles construits dans des pays « low cost ». Les autres mesures – accès au crédit, fonds de restructuration – sont de la même veine : insuffisantes et inadaptées. Comme souvent avec l’actuel pouvoir, les effets d’annonce sont des annonces sans grands effets. Lire la suite de cet article »

Rencontres Syndicales

7 janvier 2009 par Rédacteur

COMMUNIQUE du Parti socialiste

Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie, Alain VIDALIES, Secrétaire national au Travail et à l’Emploi, Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à la Politique industrielle aux nouvelles technologies et aux entreprises, Didier MIGAUD, Conseiller pour les finances et la fiscalité, Pascale GÉRARD, Secrétaire nationale à la Formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle, Harlem DÉSIR, Secrétaire national à la Coordination et Claude BARTOLONE, Secrétaire national aux Relations extérieures,

reçoivent toute la journée du mercredi 7 janvier des délégations des organisations syndicales et patronales, dans le cadre de l’élaboration du plan de relance global et massif que le Parti socialiste présentera publiquement le 20 janvier prochain.

Ces auditions des partenaires sociaux visent à recueillir leurs réactions au plan de relance présenté par le gouvernement au Parlement, et leur point de vue sur les mesures de court et moyen terme rendues nécessaires par la crise économique et sociale majeure que traverse notre pays.

Le Parti socialiste recevra demain jeudi des représentants de plusieurs partis sociaux-démocrates européens et les auditionnera sur le contenu et leur appréciation du plan de relance mis en œuvre dans leurs pays respectifs.

Prime à la casse

6 janvier 2009 par Rédacteur

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’Industrie, aux Entreprises et aux Nouvelles technologies

Alors que les ventes de voitures ont plongé de 16% en décembre, le gouvernement multiplie les discours d’autosatisfaction sur les prétendus effets de la prime à la casse et du bonus-malus pour l’activité du secteur automobile.

Ces dispositifs, qui peuvent avoir une utilité immédiate, ne sont nullement à la hauteur de la crise qui frappe cette industrie.

Parce qu’ils profitent quasi-exclusivement à la vente de véhicules de gabarit réduit, ils n’améliorent pas durablement la situation des constructeurs qui disposent de stocks massifs de véhicules moyens et haut de gamme.

Parce que les « petits » modèles sont fabriqués pour une large part dans des pays low cost, ces effets d’aubaine – et d’abord la prime à la casse de 1 000 euros – n’apportent aucune réponse concrète aux dizaines de milliers de salariés des usines françaises de Renault et PSA qui connaissent depuis l’automne des périodes de chômage partiel sans précédent.

Le Parti socialiste dénonce l’insuffisance des mesures de soutien au secteur automobile prises par le gouvernement. D’autres pistes d’action sont nécessaires en faveur des constructeurs comme des sous-traitants, fournisseurs et équipementiers, dont l’activité et la survie sont menacées.

En matière bancaire, l’Etat doit exiger des contreparties de la part des établissements recapitalisés, qu’il s’agisse des prêts à la consommation dont les taux sont aujourd’hui trop élevés ou des crédits à l’investissement pour financer les véhicules innovants et écologiques.

Au plan fiscal, afin de soutenir les PME de la filière automobile, le gouvernement doit décider le report du paiement des cotisations fiscales et sociales avec effet immédiat pour une période de six mois.

Ces décisions, parmi de nombreuses autres, figureront dans le plan de relance économique, social, industriel, financier et écologique qu’élaborent actuellement les socialistes et qui sera présenté d’ici la fin du mois.

« la disparition de l’automobile américaine n’est pas envisageable »

9 décembre 2008 par Rédacteur

Communiqué de Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’Industrie et aux Nouvelles technologies

Le congrès américain vient de débloquer une aide d’urgence de 15 milliards de dollars pour les constructeurs automobiles en difficulté. Elle s’ajoute aux 25 milliards de dollars de prêts bonifiés accordés à ce secteur par le département de l’Energie afin de protéger les 2,5 millions de salariés de la filière automobile américaine.

En France, l’industrie automobile est confrontée à une crise sans précédent. Les stocks de voitures invendues explosent, les carnets de commande baissent fortement, les mises au chômage partiel se multiplient sur les sites de production. Chez Renault, au moins 5.000 suppressions de postes sont d’ores et déjà programmées, et le Président de PSA annonce une chute de 30 % de la production automobile en Europe au quatrième trimestre par rapport aux prévisions de début d’année. La crise qui frappe les constructeurs s’est traduite par un
novembre noir pour les équipementiers frappés par une avalanche de fermetures totales ou partielles d’usines.

Malgré l’horreur économique, sociale, territoriale annoncée, les mesures du plan Sarkozy pour le secteur automobile se limitent à une revalorisation de la prime à la casse, un prêt d’un milliard d’euros aux organismes de crédits des constructeurs français et la mise en place d’un fonds public de restructuration doté de seulement 100 millions d’euros. Ces mesures sont loin d’être à la hauteur de l’urgence.

Pire encore : alors que la France achève de présider l’Union européenne, aucune initiative commune aux Vingt-Sept n’est initiée par Nicolas Sarkozy et la Commission de Bruxelles. La crise touche pourtant l’ensemble des pays européens : le marché ouest-européen a reculé de 25% en novembre.

Le Parti socialiste, par la voix de Martine Aubry, Première secrétaire, a fait des propositions.

Nous demandons solennellement au Président de la République et président en exercice de l’Union européenne de prendre des initiatives fortes dans deux directions :

- Une mobilisation par les pouvoirs publics, au plan européen comme national, de moyens financiers et institutionnels pour soutenir le secteur automobile. Rien ne justifie que ce qui a été rendu possible pour venir en aide au système bancaire ne le soit pas pour sauver le secteur automobile.

- Une meilleure protection des travailleurs victimes de la crise, notamment en faisant payer aux entreprises qui continuent de verser des dividendes importants à leurs actionnaires l’intégralité des reclassements des salariés qu’elles licencient.

Alors que Barack Obama a déclaré : « la disparition de l’automobile américaine n’est pas envisageable », il semble hélas, de ce côté-ci de l’Atlantique, que le gouvernement Sarkozy-Fillon et la Commission européenne se résignent à la destruction de l’automobile.

Galileo : sortir de l’impasse libérale

13 juin 2007 par Rédacteur

Pour télécharger le onzième et dernier numéro de regards socialistes sur l’entreprise spécial législatives, au format PDF, cliquer sur l’image :

L’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence : attention aux illusions !

5 juin 2007 par Rédacteur

Pour télécharger le dixième numéro de regards socialistes sur l’entreprise spécial législatives, au format PDF, cliquer sur l’image :